Yannick Agnel
Record du monde (400m) & d'Europe (800m)
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Record du monde (400m) & d'Europe (800m)

Il le dit lui-même : « le coq sportif, c’est la famille. » Joakim Noah a grandi dans le giron de la marque au triangle. Comme son grand-père, footballeur professionnel, et son père, icône du tennis, le fils est un acharné du travail. Avant de devenir l’une des stars des Chicago Bulls, il a usé ses ballons et ses baskets sur les play-grounds new-yorkais puis sur le parquet de l’Université de Florida, avec laquelle il s’offre deux titres consécutifs de NCAA. Sa volonté hors du commun rappelle celle de son père. Et comme lui, Joakim dispense aussi cette énergie en dehors des terrains.
Conscient d’avoir bénéficié d’un environnement privilégié, Joakim Noah s’est donné une mission : aider les enfants moins favorisés. Aidé par sa mère, Cécilia Rhodes, il a créé une fondation, Noah’s Arc, soutenue par le coq sportif, pour promouvoir la pratique sportive dans les quartiers populaires. Chaque année, sa fondation organise un tournoi de basket dans le Queen’s à New York. Outre le sport, les enfants s’initient aussi à des activités artistiques.

Une carrière tient à peu de chose. Frédéric Michalak s’est imaginé en footballeur mais il a vu le jour à Toulouse, capitale du rugby. C’est donc avec un ballon ovale, que gamin, il passait ses journées à arpenter les rues et les terrains. Son destin s’écrira au Stade toulousain et en équipe de France à 19 ans seulement. Ce joueur complet a vite intégré la classe des génies du jeu, ceux qui sont capables de changer le cours d’une rencontre d’un seul geste. Son sens de l’effort et son esprit d’équipe nous sont chers. Comme son altruisme.
2008, une année inoubliable pour Frédéric Michalak. Parti aux Natals Sharks de Durban, l’une des meilleures équipes d’Afrique du Sud, découvrir un autre rugby, il brille lors de la victoire dans la Currie Cup. A côté, le Toulousain entraîne bénévolement les jeunes du Ses’Khona Rugby Club, installé dans le township de Kwamashu. Pour la première fois, un champion blanc se met au service de la communauté noire locale. Son enthousiasme a converti au rugby de nombreux jeunes qui ne juraient que par le football. Le coq sportif fournit des tenues et des équipements à tous ces rugbymen en herbe.

Né au pays du football, Marco Bortolami s’est vite prédestiné au rugby. Sur le terrain, ce deuxième ligne d’exception impose son charisme et sa hargne. Leader dans l’âme, il est capitaine dans toutes les équipes où il passe : Padoue à 15 ans, le XV de l’Italie à seulement 21 ans, Narbonne en France et Gloucester en Angleterre, en devenant le premier Italien à assurer la fonction au sein d’une équipe anglaise. De retour en Italie depuis 2010, il est, faut-il le préciser, le nouveau…capitaine des Hérons de Parme !
1954, Milan. Cesare Ghezzi n’a qu’une idée en tête : transmettre sa passion du rugby aux jeunes milanais. Il fonde le premier club de rugby de la ville, baptisé « les poussins milanais ». Traduit en anglais, ce sera le « Chicken Rugby Club ». Peu familier de la langue anglaise, Ghezzi confond « chick », poussin, et « chicken », poulet. Qu’importe. Depuis presque 60 ans, l’art de l’ovalie y est enseigné. L’ouverture sociale, le goût de l’effort et la loyauté aussi. Des valeurs qui parlent à Marco Bortolami, devenu le parrain des « Chicken ». Le coq sportif aide le club pour que ces rugbymen en herbe s’épanouissent sur le terrain.

Dans les rues de Richmond en Virginie, un jeune noir tape ses premières balles de tennis. Très vite, Arthur Ashe se distingue par son talent et sa volonté de réussir. Il s’illustre sur les plus grands courts de tennis. En 1968, il devient le premier noir à remporter l’US Open. Il réitère l’exploit à l’Open d’Australie en 1970 puis à Wimbledon en 1975 lors d’une finale mémorable face à Jimmy Connors. Il partira trop tôt suite à une longue maladie en 1993. Il avait 49 ans.
En parallèle de sa brillante carrière, Arthur Ashe n’a eu de cesse de s’engager dans des causes sociales. Au début des années 70, Il développe la Ligue Junior Nationale de Tennis afin d’initier les enfants les plus défavorisés à la pratique du tennis. A côté, il défend les droits de la communauté noire et combat avec détermination l’apartheid en Afrique du Sud. Aujourd’hui encore, son association Kids Day, aidée par les grands noms du sport et le coq sportif, se mobilise pour animer des activités sportives et culturelles auprès de milliers d’enfants. Ces actions ont aidé et aident encore de nombreuses enfants. Parmi eux, il y a eu un garçon de 10 ans découvert au Cameroun. Quelques années plus tard, ce garçon remportera Rolland Garros. Il s’appelle Yannick Noah.

Un jour de juin 1983, il a fait chavirer toute une nation en gravant son nom sur la Coupe des Mousquetaires de Roland Garros. Ambassadeur le coq sportif depuis plus de trente ans, Yannick Noah par ses valeurs et ses actions est une composante incontournable de l’ADN le coq sportif . Personnalité attachante, doté d’une force mentale exceptionnelle, il transmet son enthousiasme et sa joie de vivre à tous ceux qui ont la chance de croiser sa route.
Yannick Noah a grandi au Cameroun, un pays déserté par les courts de tennis, huit en tout et pour tout. Son destin a basculé le temps d’une rencontre avec le tennisman américain Arthur Ashe pour embrasser une carrière hors norme. Conscient de sa chance, Yannick Noah fonde en 1996 l’association Fête le Mur pour ouvrir les 50 000 courts de tennis présents en France aux enfants des banlieues. C’est donc naturellement que le coq sportif s’est engagé dans cette aventure. Quinze ans plus tard, l’association est présente sur plus de 25 sites qui accueillent chaque année près de 3 000 jeunes. Une belle réussite.